Avoir peur du bonheur

Publié le par yoora

 

Forever me and Forever you by intano

Oui  j’ai peur du bonheur. C’est normal après avoir longtemps vécue dans le malheur. Issue d’une famille déchirée je n’ai jamais approuvé de la joie.

J’ai oublié ce que c’est être heureuse.

En fait, je n’ai droit qu’à un seul jour ou à vrai dire quelques instants de bonheur durant toute une année. Il s’agit du moment où on m’annonce que j’ai réussi mon année. Ne trouvant quoi faire ni avec qui partager cette joie et ca fait un  instant qui passe vite.

Mais le sentiment d’avoir peur du bonheur n’a commencé que depuis un bout de temps. Ça fait un mois déjà que j’ai commencé à avoir des moments de bonheur « inattendus » : des sorties avec des amis, aller au cinéma, rencontrer des gens que j’aime accompagner et avec qui je passe des instant inoubliables voire formidables.

Peut-être dites vous que c’est débile de penser que son joie réside en quelques instants passés avec des amis, une sortie au cinéma… Mais croyez moi, à comparer avec des mois voire des années passé j’ai longtemps vécu dans la solitude.

Ça fait au moins 7 mois que je n’ai pas sorti avec des amis à un endroit qui n’a rien à voir avec mes études.

Mais bon, peut-on dire que c’est du passé ? Ou s’agit-il seulement d’une joie passagère ?

Ce qui m’a choqué le plus, c’est que c’est la première fois que ma mère accepte le fait que je parte dans un voyage à la France ou en Turquie (j’ai à choisir) {comme mes parents sont séparés c’est ma mère avec qui je vie qui a le dernier  mot sur moi}.

Dés que je lui ai proposé l’idée elle a tout de suite accepté. J’ai été vraiment choquée et je n’ai plus cru mes oreilles.

Mon oncle (son frère) a aussi accepté de contribuer aux frais du voyage.

Mais bon, j’ai fini par renoncer à l’idée pour la seule raison que j’avais peur que cette joie me prive voire me vole une autre qui m’est plus chère.

Suis-je égoïste en vers moi ? Mais vous dites même qu’il s’agit là d’un esprit pessimiste qu’il faut éviter ?

C’est vrai.  Pessimiste est l’adjectif qui puisse le mieux me qualifier maintenant.

Ma seule peur est que si j’aurai toute cette joie, peut-être me prive-t-on de jouir du bonheur de ma réussite en terminal cette année.

Mes études sont tout le monde ou je puisse régner, alors si on me prive de ça je serai vraiment malheureuse.


 

Publié dans journal

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